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Le lien vers le cartable en ligne du collège Pasteur de Villemomble
https://clg-louispasteur.ac-creteil.fr/envole/
BLOG D'HISTOIRE
CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE
ET DE LA DEPORTATION
CONCOURS DE LA MEMOIRE ET DU CIVISME ANDRE MAGINOT
COLLEGE LOUIS PASTEUR DE VILLEMOMBLE
MM RITTER ET SARTHOU
Professeurs d'histoire
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Le jury national a retenu le thème "Résister dans les camps nazis" pour l'édition 2011-2012 du concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD).
Quelques liens
Musée de la Résistance Nationale de Champigny-Sur-Marne
http://www.musee-resistance.com/IMG/pdf/cndr2012__resistance_web.pdf
Brochure éditée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation- Partie 1
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00166.pdf
Brochure éditée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation- Partie 2
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00167.pdf
CDDP oise
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/concours_resistance/pistes_reflexions_2011.html
Centre d’histoire et de la déportation de Lyon
http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/pdf/pedago/CNRD_2012.pdf?&view_zoom=1
Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher
http://www.resistance-deportation18.fr/?rubrique32
Félicitations à nos élèves qui ont eu des prix au niveau départemental du Concours de la Résistance et de la Déportation 2012
Bravo à
Maria Abdulnayef 1er place à l'épreuve individuelle
Camille Tourtelier 2ème place à l'épreuve individuelle
Virginie Comtesse 3ème place à l'épreuve individuelle
Et à Maria Abdulnayef , Camille Tourtelier, César Toht, Alina Hussain, Carla Figlarz, 2ème dans l'épreuve collective
Concours de la meilleure photographie d'un lieu de Mémoire de la Résistance et de la Déportation 2010
Le premier prix a été décerné à ELODIE ESTÈVE, élève de première au lycée Georges Clemenceau à Villemomble et ancienne élève de notre collège pour sa photographie prise devant le four crématoire du camp de concentration de Dora (Allemagne).
Le cliché a été pris en noir et blanc pour, précise la candidate, « rejoindre l’idée du monument aux morts. On voit d’abord l’image de ces hommes, qui vont finir par s’en aller par la cheminée du crématorium, cela contraste avec la vie représentée par la flore abondante environnante. »
Cette élève avait accompagné cette création d’un texte traduisant son émotion.
« J’ai dû affronter leurs regards. Leurs yeux de pierre,
vagabonds.
Figés dans l’ère du temps ils resteront là, et affronteront les regards d’autres, la tête
haute.
Et nous, humbles contemporains, nous devrons faire face.
Fiers d’eux, ces héros, morts pour que nous puissions vivre libres
aujourd’hui.
Ils ne mesuraient pas ce qu’ils représentaient. Nous ne réalisons pas la chance que nous
avons.
Chaque être est unique. Le monde doit assumer ses actes.
Il nous faut vivre afin de prouver par notre existence la preuve absurde et abominablement
optimiste de notre vie, de celle que nous transmettrons, pour la mémoire de ceux qui ne sont plus ».
http://www.fondationresistance.org/pages/action_pedag/palmares2009-2010_p.htm
FELICITATIONS Elodie
Félicitations à Saba Khan qui a reçu le 3ème prix du Concours de la
meilleure photo d'un lieu de Mémoire 2011
Exécutés au Mont Valérien
Sur ces bouts de bois qui semblent si insignifiants et pourtant si terrifiants
Vos corps s’affaissent transpercées par les balles des bouchers,
Ces fantassins aux cœurs absents,
Ces nazis qui, avant de Vous tuer, ont assassiné la Liberté.
Sur ces bouts de bois qui semblent si insignifiants et pourtant si terrifiants
Sont gravés à jamais la trace de vos martyrs
De vous, qui avez souffert avant de partir.
Sur ces poteaux lugubres et ténébreux
Vos corps ensanglantés ont seulement ployé sous les balles.
Car, jusqu’au bout, fiers de votre combat glorieux
Face au peloton, alors que la vie s’emballe
Vos yeux sont fixés sur l’Espoir
Celui de la Victoire
Sur ces poteaux d’exécution
Symboles d’affliction et de Répression
Les éclats de bois
Ne sont que la haine de l’ennemi aux abois
Sur ces poteaux je vois votre Résistance
Celle à l’Oppression, à la Barbarie, au Totalitarisme
Alors, ces bouts de bois ne sont pas insignifiants
Certes, ils sont terrifiants
Et portent les stigmates de l’horreur
Mais surtout la Mémoire de ceux qui sont morts dans l’honneur
Saba KHAN
Le mardi 27 mars 2012 nous avons participé à la cérémonie commémorant le 70ème anniversaire du départ du premier convoi de juifs du camp de Drancy vers Auschwitz

Texte lu par César
Zelman DIAMENT est arrêté le21 août 1941 et interné à Drancy, quelques jours avant la naissance de son fils Maurice. Il est interné sous le matricule 2236. Il est déporté le 27 mars 1942 par le convoi n°1
Drancy le 26 mars 1942
Ma chère Olga et mes chers enfants. J’ai bien reçu ta carte aujourd’hui et je suis très content de savoir que vous êtes en bonne santé.
Je tiens à t’annoncer mon départ pour travailler nous ne savons pas où on part et certainement demain vendredi le 27 mars.
Nous partons et il ne faut pas m’envoyer les colis, jusqu’à ce que j’arrive et je vous écrirai.
Ma chère Olga, surtout pas de mauvais sang et pense aux enfants.
(LE NOM EST ILLISIBLE) va avec moi et beaucoup d’amis. M. Levi reste pour le moment.
Ma chère Olga, j’envoie des choses dont je n’ai pas besoin. J’ai mis dans le colis du linge sale. Je me laisse une paire de chaussures, une paire que je renvoie.
Je n’ai plus grand-chose écrire ?
J’embrasse de toutes mes forces
J’embrasse mes chères enfants. Mille baisers pour mon tout petit René. Un bonjour pour tout le monde
Diament qui pense toujours à vous
Texte lu par Camille
«Enfermés à Drancy pendant de longs mois, nous avons couché à même le sol en ciment. La nourriture était infecte. Les malades et les infirmes étaient entassés dans les mêmes pièces. La santé déclinait chaque jour, la mortalité devenait alarmante et les épidémies menaçaient. Nous vivions dans une terreur constante. La Gestapo prenait souvent des « otages » pour les fusiller, en représailles des attentats commis par la Résistance contre les armées d’occupation.
Le 27 mars 1942, nous fûmes plus d’un millier, entassés dans un train plein à craquer. Il était impossible de bouger, le moindre déplacement devenait une prouesse. Dans cette atmosphère étouffante, certains s’évanouissaient. Les médecins, parmi les prisonniers du convoi, ne pouvaient se déplacer sans enjamber les corps étalés dans les couloirs pour apporter le moindre secours aux malades. Ce voyage dura 3 jours et 3 nuits, sans soins, sans nourriture, sans une goutte d’eau : au 4ème jour, à l’aube, le train s’arrête en gare d’Auschwitz
« Ce fut la descente aux Enfers »
A l’ouverture des portes, je me retrouve à terre, jeté brutalement hors des wagons, ainsi que les malades, les blessés et plusieurs morts. Les SS vociféraient « Raus, Raus ». Ils braquaient leurs mitrailleuses sur nous et les chiens excités étaient prêts à nous dévorer.
Sur le quai, des squelettes en vêtements rayés, déambulaient, leurs yeux sortaient des orbites. On devinait la frayeur dans leur regard et nous y voyions nos visages de demain.
Nous avons laissé nos minces bagages sur le quai. Après les «désinfections», nous abandonnons aussi nos vêtements, papiers d’identité, souvenirs, tout ce qui s’attache à la personne humaine. Nous sommes conduits, au pas de charge, vers le camp de Birkenau. La route est longue de trois kilomètres environ. Nous marchons dans la glaise et la boue jusqu’aux genoux, harcelés par les SS et leurs chiens qui aboient et mordent. Les coups tombent de tous les côtés. Les « défaillants » n’atteindront pas le camp.
Nous approchons d’une baraque en bois. Le chef de bloc, un ancien criminel de droit commun, sorti des prisons allemandes, nous accueille avec ces mots : « Pas d’illusion, d’ici personne ne sortira autrement qu’en fumée par la cheminée que vous voyez en face de vous »
CHARLES GELBART, matricule 28.621. Auschwitz
Enfin, le jeudi 15 mars, lors de notre retour vers Villemomble, nous avons fait une halte à la, nécropole nationale de Douaumont, symbole de la bataille de Verdun. L’ossuaire et la nécropole nationale sont en pleine restauration pour les commémorations qui vont avoir lieu à partir de 2014
Le Camp de Dachau est ouvert peu après l'arrivée de Hitler au pouvoir
Entre 1933 et 1945, 76 000 déportés sont morts à Dachau
La porte d'entrée "Le travail rend libre"
La place d'appel
Les traces des anciens blocks
Le Crématoire
Les fours crématoires
Statue du déporté inconnu
Mémorial aux déportés